Musique ottomane

Publié le par Blog Philippe Hubert

Récital « Parfums ottomans » par l’ensemble instrumental  Al Kindi  d’Istanbul et Alep dirigé par Julien Jamal Ed Din Weiss. A entendre au Théâtre de la Ville à Paris

Al-Kindî est un ensemble musical fondé en 1983 par le virtuose français de Qanûn Julien Jâlal Eddine Weiss. Cette formation est considérée comme l'une des meilleures formations de musique savante arabe profanes ou sacrées. Le nom de cette formation fait référence au philosophe, mathématicien et astronome irakien du IXe siècle, Abu Yusuf Al-Kindî, père de la théorie scientifique de la musique arabo-musulmane.

Al Kindi  est réputé pour la qualité de son interprétation et la rigueur de son travail sur les traditions musicales classiques du Proche et du Moyen Orient. Sous la direction de Julien Weiss, Al-Kindî exécute le répertoire de la musique savante en revalorisant les instruments, rétablissant un équilibre souvent rompu à la faveur exclusive du chant.

Al-Kîndi est conçu comme un takht (c'est à dire une petite formation orientale de chambre comprenant oud, qānun, violon, ney et riqq), un groupe de solistes instrumentaux dont le joueur de ney Ziyâd Kâdî Amin, le oudiste Muhammad Qadri Dalal et le percussionniste égyptien Adel Shams el Din sont désormais les piliers. Ensemble, ils explorent les répertoires classiques sacrés et profanes en recherchant les œuvres les plus authentiques et les moins diffusées.


Conçu lors de sa création, comme un groupe exclusivement musical, JJ. Weiss se rend à l'évidence qu'en musique arabe le chant demeure indissociable de la musique, et que c'est à travers le chant que s'exprime toute la richesse et les nuances de cet art.


Seul ou avec Al-Kindî, il accompagne dès lors les grands interprètes du chant profane ou sacré, tels le tunisien Lotfi Bouchnak (لطفي بوشناق) dans le répertoire du malouf tunisien, l'irakien Hussein Ismâïl-al-Azami, les syriens Sabri Moudallal, Omar Sarmini et Adib Daiykh, ainsi que l'hymnode de la Grande Mosquée de Damas Sheikh Hamza Shakkûr. Avec ce dernier, il explore la liturgie soufie de Damas et élabore un programme musical envoûtant, concert sacré rythmé par la danse rituelle des derviches tourneurs et présenté depuis sa création en 1994 sur les plus prestigieuses scènes du monde entier.

En 2003, Julien Jâlal Eddine Weiss explore le sublime répertoire de la confrérie soufie Qaderiya d'Alep avec le chanteur Sheikh Habboush. Depuis, JJ. Weiss enrichit ses rencontres notamment dans la ville d'Istamboul où il a élu domicile depuis 2005 en collaborant notamment avec le chanteur Dogan Dikmen, spécialiste de l'époque ottomane.

Julien Jamal Ed Din Weiss est un familier de la Drôme provençale

 

Publicité

Publié dans Lumières

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article